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Nov 13 2016

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Ma pomme c’était presque la fête

 Lorsqu'ils sont tout en haut, déjà ce saut dans un tableau : virage par des toits gris luisants  d'un Parispluie, qu'un parterre de pigeons rend mouvant en entrant. En grattant les pinceaux, s'écartent les oiseaux : un petit groupe de cinquième a rendez-vous. Beaubourg, c'est la cour des grands . On arrive vite, salle insolite – c'est quoi ,cette pipe ? – c'est là qu'habite Monsieur Magritte.

 Des images pas si sages et des mots qui font leur numéro ,nous dit-il en nous plantant devant Le temps traversé par une locomotive fumeuse à côté de laquelle une poule perplexe semble picorer l'idée d'un oeuf tout neuf par devant , veuf par derrière. En embuscade  Les souliers rouges  déchaussent toute convention et s'apprêtent à nous faire marcher.  Tendresse soucieuse , inquiétude tranquille , qu'est-ce qui est peint ? Et de quoi on se plaint ?  Les vacances d'Hegel  nous interpelle; à chaque pensée une image, relayée comme une devinette par une illusion. Nous l'appellerons une idémage .

Magritte gratte le sens, grime nos sens  et fait frémir la réalité comme un délicieux trompe-l'oeil trempé dans la poésie de nos soucis. C'est tout l'or de son art.

Vrai, on n'a jamais été autant pris pour des pommes ! Mais ceci n'est pas votre histoire…..

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